Jeudi 10 juillet 2008

[Ceci est un post-témoignage.]

C'était ma première gay pride..j'avais donc envie de voir..d'entendre..de sentir l'atmosphère..l'ambiance..
Je me suis donc retrouvée à l'heure dite sur le vieux port à Marseille et j'ai écouté..vu  et observé..
D'après les échos que j'ai pu avoir de la gay pride parisienne,celle de Marseille m'a semblé beaucoup plus simple..moins riche.
Quelques chars..un gros camion transportant quantité de personnes se tortionnant au son de la techno..il me semble d'ailleurs n'avoir entendu que de la techno..

Et puis la foule..des hommes préférant les hommes..des femmes préférant les femmes..des hétéros aussi (cela a été annoncé au micro) et puis moi au milieu de tout ce monde..
J'ai donc observé toutes sortes de lesbiennes..je n'en ai pas trop vu du style féminine par contre une quantité de nanas à l'allure disons..mec..certaines de par leurs manières..leurs attitudes..leurs dégaines me laissaient le doute..fille???garçon??
J'ai apprécié le style de certaines un peu "garçon manqué" mais pas trop..portant pantalon décontracté..débardeur (style petit marcel) sans soutif en dessous..à croire que la plupart n'ont guère de poitrine ou alors c'est moi qui en ai trop..lol
Des nanas très très costaudes tenant la main à leurs nanas très très minces comme quoi le physique n'est pas important..
Justement ,je me suis posé  la question ce jour là, à savoir si chez  les lesbiennes les critères de  beauté ou l'importance du physique étaient les mêmes que chez les hétéros  ou pas..

J'ai pas vu ou très très très peu de couples mixtes me demandant aussi  si le racisme était de mise dans la sphère lesbienne..
Des nanas se tenant par la main..d'autres s'embrassant à pleine bouche..
Je n'ai senti aucune provocation lors de ce défilé..je n'ai pas vu non plus une seule paire de fesses ou de seins nus..
J'ai senti que les personnes étaient joyeuses d'être là..de partager ce moment..
Je ne peux décrire ce que j'ai ressenti moi-même..je dirai pas de la joie mais plutôt de la satisfaction de pouvoir être là..
Et puis et puis j'ai observé pour me rendre compte si des nanas arabes étaient là..j'en ai vu quelques unes mais vraiment quelques unes..

Constatation faite:dans le sud..la majorité des lesbiennes maghrébines sont visiblement inexistantes..
Par contre, j'ai pu entendre une phrase d'une jeune fille  rebeue passant près de moi et disant  à sa copine "si mon père me voit là..il me tue direct"

Deux jeunes garçons rebeus aussi passant par là (hasard ou pas?)..l'un deux a dit, complètement dégouté " Ce sont tous des cheytan ces gens là" il devait faire allusion au côté diable..perversité et malédiction que réprésente l'homosexualité dans son esprit..
Je n'ai pas suivi le défilé jusqu'au bout..j'étais trop fatiguée..
Je me suis mise à penser  en rentrant qu'il aurait été plus chouette de faire sa première gay pride, accompagnée et pas en solo comme je l'étais..mais bon j'avais malgré tout envie d'y être ce jour-là pour me rendre compte..
Une bonne douche et un peu de repos après..J'ai filé au quartier du Panier..assister à une soirée musicale soul.
J'ai passé la soirée avec trois nanas sympas à écouter de la musique tranquille(cela m 'a changé de la techno de tout l'après midi)
Soirée en musique et en plein air..terrasses de café-restaurants emplies de gens venus manger un bout et se détendre..
J'ai aimé l'ambiance toute simple de ce vieux quartier marseillais..
Expériences à renouveller..

Greenie




par L publié dans : Actu diverse communauté : Culture Lesbienne
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Jeudi 12 juin 2008

DES FILLES, DES FEMMES, DES FEMINISTES ET DES LESBIENNES,

 

Réunies régulièrement à la Maison des Femmes de Paris,

Appellent toutes celles de la région parisienne et d'ailleurs à :

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UN RASSEMBLEMENT suivi D'UNE MARCHE DE NUIT NON-MIXTE

 

Le SAMEDI 14 JUIN 2008 à 19H30

 

[Place Armand Carrel (Métro Laumière) Paris 19ème]

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La peur entretenue de la nuit fait de l'ombre aux violences de la journée.

 

NON, les violences n'ont pas d'heure et elles sont partout : dans les maisons, dans la rue, au travail...

En sortant la nuit, nous sommes considérées comme à disposition des hommes.

L'espace public (métro-bus, parcs, bars, rues) soi-disant neutre, est recouvert d'images de femmes « accessibles », banalisant ainsi une culture du viol.

Reluquées à vélo, sermonnées quand nous circulons avec nos enfants, sifflées sur le trottoir...

 

Nous voulons être libres de circuler de jour comme de nuit.

Liberté et autonomie pour toutes !

 

Nous marcherons contre toutes les violences patriarcales, qui se passent dans l'espace public comme dans l'espace privé de la famille.

Nous marcherons contre la peur et la culpabilité inculquées dans la culture et l'éducation.

Nous marcherons dans la rue pour dénoncer les violences, viols et meurtres.

 

Les agressions masculines sont cause de mort, d’invalidité permanente, de handicaps pour les femmes du monde entier.

La violence des hommes contre les filles, les femmes et les lesbiennes ne connaît ni classe, ni ethnie, ni culture, ni religion, ni appartenance politique, en France comme ailleurs.

 

Nous refusons la récupération de ces violences par les pouvoirs publics et politiques à des fins racistes et de contrôle social, au nom de la sécurité des villes (vidéosurveillance, contrôles au faciès, rafles, loi sur le racolage passif, rétention de sûreté...).

Nous dénonçons la répression policière et les lois d'exclusion qui rendent encore plus vulnérable aux violences masculines les femmes précarisées.

 

Nous reprendrons l'espace public par une pratique collective et autodéterminée sans drapeaux, ni partis !

 

Nous marcherons contre l'économie capitaliste qui écrase d'abord les femmes. Bas salaires, CDD, temps partiels imposés, harcèlement, violences et chantage : les patrons et les hommes rendent les femmes dépendantes de leur argent. 98 % des propriétaires des moyens de production dans le monde sont des hommes, alors que 70% de la production est assurée par des femmes.

Nous voulons être libres de partir et de dire NON : où on veut, à qui on veut !

Autonomie et résistance !

 

Nous dénonçons les violences spécifiques faites aux lesbiennes parce qu'elles s'aiment, affirment leur existence, se réapproprient les espaces, échappent au contrôle des hommes.

 

 

Nous sommes fortes et fières,

Nous sommes solidaires et en colère !

Nous prenons la rue et la parole pour affirmer :

En tant que filles, femmes, lesbiennes et féministes,

La liberté de décider de nos vies partout et toujours !

Marchons la nuit, pour ne plus nous faire marcher dessus le jour !

 

 

---------------------------marchedenuit2008@gmail.com--------------------------------------------

par L publié dans : Actu diverse communauté : Culture Lesbienne
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Vendredi 9 mai 2008
Depuis 2006, le 10 mai est la journée officielle de commémoration nationale des «Mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions».

2008 célèbre également le 160e anniversaire de l’abolition de l’esclavage.
C’est dans ce cadre que le musée Dapper organise, pour la troisième année consécutive, Mémoire partagée, un événement qui favorise les regards croisés, les rencontres et les dialogues autour d’une histoire commune. Cette manifestation répond aussi à la volonté de s’appuyer sur des réflexions pluridisciplinaires portant sur l’esclavage, avec un accent plus particulier sur l’histoire, la sociologie et les pratiques artistiques.

Mémoire partagée accueille le festival «Regards sur l’esclavage : Mémoire vive» (2-10 mai) organisé par Radio France Internationale. Cette année, le festival a choisi de mettre en lumière les héros et les résistances à l’esclavage, à travers la projection de films, documentaires et fictions produits aux Antilles, en France, à Cuba, aux États-Unis.

Pour de plus amples informations, cliquez là.



La programmation pour ce week-end:

Samedi 10 mai – Voyage au coeur de l'héritage musical (avec Générations)
15 h

Marrons : la piste créole en Amérique, d'André Gladu
Québec – 2005 – Documentaire – 90 min

Marrons : la piste créole en Amérique est un hommage à la culture créole de Louisiane et particulièrement aux apports des Nègres Marrons qui ont laissé en héritage leur esprit de résistance, leur goût de la liberté et la musique. Un voyage au coeur des immenses territoires investis à l'époque par les bandes de Marrons et d'où partirent les premières révoltes contre l'esclavage en Amérique.

17 h
Soca fever, de Claude Santiago
Débat en présence de Claude Santiago
France – 2008 – Documentaire – 60 min

Soca Fever nous entraîne à la découverte de la musique trinidadienne en plein carnaval, moment privilégié de communion musicale où s'expriment toutes les tendances et toute la mémoire de la période de l'esclavage.


18 h
From Mabo to Hip-hop, de Henri Chaslant

20 h

Retour à Gorée, de Pierre-Yves Borgeaud

 

Suisse / Sénégal – 2007 – Documentaire – 90 min


Retour à Gorée raconte le périple du chanteur africain Youssou N'Dour, guidé dans sa quête par le pianiste Moncef Genoud, sur les traces des esclaves noirs et de la musique qu'ils ont inventée : le jazz. Son défi : rapporter en Afrique un répertoire de jazz et le chanter à Gorée, l'île symbole de la traite négrière, en hommage aux victimes de l'esclavage.

par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres publié dans : Actu diverse
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Samedi 3 mai 2008
Je relaie l'information que j'ai eue sur des blogs / sites amis, tout en rêvant que cette marche non-mixte puisse se dérouler dans toutes les villes du monde entier, et pas seulement des pays occidentaux ... je rêve ...mais c'est bien grâce à nos rêves que l'on est encore debout ...

Une marche de nuit non-mixte se prépare à Paris pour le samedi 14 juin 2008. Les réunions pour l’organiser ensemblE ont lieues à la Maison des Femmes de Paris (163 rue de Charenton, 12ème arrondissement). L’appel au rassemblement suivi d’une marche non-mixte est déjà disponible : voir ci-après. En avant !

Marchons la nuit, pour ne plus nous faire marcher dessus le jour !

 

” Des filles, des femmes, des féministes et des lesbiennes, réunies régulièrement à la Maison des Femmes de Paris, appellent toutes celles de la région parisienne et d’ailleurs à :

Un RASSEMBLEMENT suivi d’une MARCHE DE NUIT NON-MIXTE
Le SAMEDI 14 JUIN 2008 à 19H30,
à PARIS, place Armand Carrel (métro Laumière)

La peur entretenue de la nuit fait de l’ombre aux violences de la journée : NON les violences n’ont pas d’heure et elles sont partout ; dans les maisons, dans la rue, au travail…
En sortant la nuit, nous sommes considérées comme à disposition des hommes. L’espace public (métro-bus, parcs, bars, rues) soi-disant neutre, est recouvert d’images de femmes «accessibles», banalisant ainsi une culture du viol.
Reluquées à vélo, sermonnées quand nous circulons avec nos enfants, sifflées sur le trottoir…

Nous voulons être libres de circuler de jour comme de nuit.
Nous sommes autonomes et responsables !

Nous marcherons contre toutes les violences patriarcales, qui se passent dans l’espace public comme dans l’espace privé de la famille.
Nous marcherons contre la peur et la culpabilité inculquées dans la culture et l’éducation.
Nous marcherons dans la rue pour dénoncer les violences, viols et meurtres.

Les agressions masculines sont la première cause de mort et d’invalidité permanente pour les femmes du monde entier.
La violence des hommes contre les filles, les femmes et les lesbiennes ne connaît ni classe, ni ethnie, ni culture, ni religion, ni appartenance politique, en France comme ailleurs.

Nous refusons la récupération de ces violences par les pouvoirs publics et politiques à des fins racistes et de contrôle social, au nom de la sécurité des villes (vidéosurveillance, contrôles au faciès, rafles, loi sur le racolage passif, …).
Nous dénonçons la répression policière et les lois d’exclusion qui rendent encore plus vulnérables aux violences masculines les femmes précarisées.

Nous reprendrons l’espace public par une pratique collective et autodéterminée sans drapeaux, ni partis !

Nous dénonçons les violences spécifiques faites aux lesbiennes parce qu’elles s’aiment, affirment leur existence, se réapproprient les espaces, échappent au contrôle des hommes.

Nous sommes fortes, fières, nous sommes solidaires et en colère.
Nous prenons la rue et la parole pour affirmer en tant que filles, femmes, lesbiennes et féministes, la liberté de décider de nos vies partout et toujours !

Marchons la nuit, pour ne plus nous faire marcher dessus le jour !

marchedenuit2008@gmail.com

par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres publié dans : Actu diverse
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Vendredi 7 mars 2008
Si vous aussi vous êtes fatiguéEs par le paternalisme qui parle à notre place, ou par la violence qui cherche à nous faire taire,
 
Rejoignez notre marche féministe
le Samedi 8 mars à 13h, de la Place de la République jusqu’au rassemblement à 15h Fontaine des Innocents
 
- Parce qu’il existe pour la majorité des gens toujours deux classes distinctes, les femmes et les hommes, et qu’il vaut mieux appartenir à la seconde qu’à la première. Parce que nous revendiquons d’avoir le choix : de notre sexe, de notre genre, de notre sexualité
 
- Parce que nous désirons que les femmes, et touTEs leurs alliéEs, puissent s’approprier leur corps et ses représentations, sans devoir se conformer aux injonctions de normes oppressantes, réductrices et stéréotypées, véhiculées dans tous les domaines
 
- Parce qu’il existe mille façons de faire rentrer dans le « droit chemin » les insurgéEs contre leur sexe, leur genre, leur destin obligatoire : de l’assignation forcée des intersexes par mutilations génitales, au viol de représailles contre les lesbiennes ; de la psychiatrisation des trans’, aux violences masculines les plus régulières - en France, tous les trois jours, une femme est assassinée par l’homme avec qui elle vit
 
- Parce que notre santé passe en dernier, parce que le droit des femmes à disposer de leur corps est sans cesse remis en question, le savoir gynécologique accaparé par les médecins, la contraception pas toujours remboursée, le droit à l’IVG menacé sous l’influence de l’Eglise catholique
 
- Parce que nous sommes largement touchées par le VIH, discriminées dans les essais par les labos qui ne prennent pas en compte notre métabolisme spécifique, parce que nous n’avons pas le même accès à des traitements de qualité, parce que nous sommes négligées dans les campagnes de prévention publiques, parce que, précarisées, nous sommes particulièrement touchées par les attaques sur la Sécurité Sociale, et notamment par l’instauration des franchises.
 
- Parce que les femmes sans-papiers souffrent doublement de la politique raciste du gouvernement français, des remises en cause du droit au regroupement familial et des menaces sur l’Aide Médicale d’Etat (AME) 
 
- Parce que les femmes racialisées luttent dans tous les domaines contre cette double oppression raciste et sexiste. Parce que la logique du racisme s’attaque directement au droit des femmes à disposer librement de leur corps. Parce qu’elle opère par exclusion, comme la loi sur le port de signes religieux à l’école qui prétend « protéger » - en particulier les filles musulmanes – et en fait contribue à les stigmatiser, à les enfermer dans le statut de « victimes » et à les marginaliser.
 
- Parce que nous subissons de front la loi sur la sécurité intérieure (LSI). Parce qu’on nous dit qu’on ne peut pas faire ce qu’on veut de nos corps et de nos vies. Parce que les prostituéEs sont criminaliséEs, harceléEs, violentéEs. Parce que ce sont d’abord elles et eux qui sont précariséEs et misEs en danger par la pénalisation des clients. Parce que c’est la loi sur le racolage et la clandestinisation supplémentaire des étrangères qui sont dangereuses, pas le travail du sexe quand il est choisi, et s’il est auto-géré et protégé par le droit commun
 
- Parce que nous sommes précaires, que les femmes sont toujours moins payées que les hommes à travail égal et à qualifications égales, et qu’elles effectuent l’immense majorité du travail gratuit appelé « travail domestique ». Parce que malgré les lois et les effets d’annonce, le domaine public et politique reste toujours largement fermé aux femmes
 
Pour un  féminisme qui refuse de voir son discours récupéré à des fins racistes, qui sache se démultiplier, concevoir l’émancipation sous toutes ses formes, et se revendique aussi des féminismes non-blanc, pro-sexe, trans’ et lesbien
 
Venez exiger vos droits ! Venez marcher avec nous !
 
Premiers signataires (liste provisoire) : Act Up-Paris, Collectif Les mots sont importants, Femmes de droits - Droits des femmes, Femmes Publiques, les Panthères Roses, les Putes, le Scalp, Support Transgenre Strasbourg
 
Si vous désirez signer cet appel : manif8mars2008@yahoo.fr


[Un grand merci à Sylvie !]
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par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres publié dans : Actu diverse
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Dimanche 3 février 2008

"Root" signifie "racines" ... ce nouveau magazine lisible sur internet vise le lectorat africain-américain et la diaspora noire ... et toutes celles et tous ceux qui s'intéressent, un tant soit peu, au monde (pour ne pas dire communauté, terme qui véhicule trop de frilosité) des "Noirs" américains. 



Root, c’est le nom du nouveau magazine Internet destiné aux Africains-Américains et à la diaspora africaine. Lancé lundi par le groupe de presse américain Washington Post, ce webmagazine fournit une information sur la communauté noire des Etats-Unis mais aussi sur les faits marquants de l’actualité africaine. Le site anglophone propose également une assistance pour permettre aux Africains-Américains de retracer les origines de leurs ancêtres. Henry Louis Gates Junior, professeur à l’université d’Harvard et co-fondateur de The Root, a d’ailleurs réalisé une série d’interviews avec des personnalités noires dont il a débusqué des secrets enfouis… Ces entretiens, diffusés en partie sur le site, seront passés en intégralité sur la chaîne PBS les 6 et 13 février. Lynette Clemetson, directrice de la rédaction, revient sur la naissance et les aspirations de The Root.


Afrik.com : Comment est né The Root ?

Lynette Clemetson :
Au départ, The Root n’avait pas de nom. Ce magazine est né de l’idée de Henry Louis Gates Junior et de Donald Graham, le président de la compagnie Washington Post. Ils ont commencé à parler il y a plus d’un an d’un webmagazine pour les Noirs. Nous avons commencé à travailler sur le magazine en septembre-octobre. 


Afrik.com : Quel est votre cible ?

Lynette Clemetson :
Notre audience sera principalement noire mais certainement pas exclusivement noire. Nous n’allons pas nous restreindre aux Africains-Américains. Nous aimerions attirer l’attention de la diaspora.


Afrik.com : Vous avez notamment écrit sur la crise politique au Kenya. Pensez-vous que ce qui se passe en Afrique intéresse les Africains-Américains ?

Lynette Clemetson :
Nous espérons rendre ce site très intéressant en fournissant des articles très sérieux qui mettent en lumière ce qui se passe dans la communauté noire. Je pense que les Africains-Américains s’intéressent à ce qui se passe en Afrique. Quant à ceux pour qui ce n’est pas le cas, nous comptons éveiller leur intérêt pour ce qui se passe en Afrique et dans la diaspora.


Afrik.com : Comptez-vous uniquement traiter l’actualité politique du continent africain ou allez-vous couvrir des sujets plus décalés ?

Lynette Clemetson :
Je suis très en attente de sujets sociaux-culturels concernant la l’Afrique, les Antilles et la diaspora en Europe. Nous avons un écrivain nigérian qui vit aux Etats-Unis - Uzodinma Iweala, auteur de Beasts of no nation, un livre sur les enfants soldats en Sierra Leone - qui fait des critiques de livres. Nous espérons qu’il écrira sur d’autres sujets et qu’il nous présentera d’autres Africains vivant aux Etats-Unis qui pourraient écrire pour nous.


Afrik.com : Combien de journalistes travaillent avec vous ?

Lynette Clemetson :
Nous avons uniquement des journalistes freelance et des contributeurs qui écrivent pour nous régulièrement. L’équipe éditoriale est composée de quatre personnes : Henry Louis Gates Junior est directeur exécutif, je suis directrice de la rédaction, le directeur adjoint est Terence Samuel et Natalie Hopkinson est directrice associée.


Afrik.com : Fournirez-vous du contenu au site Internet du Washington Post, et vice-versa ?

Lynette Clemetson :
Nous n’avons pas pensé à cela pour l’instant, mais, comme The Root appartient au Washington Post, nous échangerons certainement du contenu.


Afrik.com : Votre site est largement dédié à la recherche des origines…

Lynette Clemetson :
Nous avons deux missions : faire un magazine en ligne et fournir un outil qui permette de faire des recherches sur sa famille. Depuis les avancées des tests ADN, les Africains-Americains sont plus intéressés dans la recherche de leurs racines. Cela tombait donc sous le sens que l’on dédie une partie du site à ces recherches. Et puis, le nom du magazine est The Root (qui signifie « la racine » en anglais, ndlr)… L’idée globale est que nous connaissions mieux l’histoire pour que nous puissions influencer le futur des Noirs.


Afrik.com : Combien de visites mensuelles espérez-vous ?

Lynette Clemetson :
Il est un peu tôt pour le dire. Mais notre cible ne se fixe pas en termes de visites mais de qualité : nous voulons fournir le meilleur contenu possible pour que les gens viennent ensuite à nous.

[ Source: Afrik.com]

par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres publié dans : Actu diverse
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