Dimanche 27 avril 2008
D'Athol Fugard
Mise en scène d'Habib Naghmouchin
Avec Geneviève Mnich, Cécile Lehn, Eric Prigent.
Déjà vous dire que cette petite salle est un vrai petit bijou, qui donne l'impression que les acteurs jouent dans notre salon, rien que pour nous ... dont le propriétaire est le metteur en scène (qui a décidément très bon goût) ...
[Photo perso]
Le résumé de la pièce trouvé dans la presse (ici):
Un drame minimaliste, actuel et poignant écrit par l'auteur sud-africain Athol Fugard, scénariste du film 'Mon nom est Totsi'. Helen aujourd'hui veuve, vit dans un petit village bigot au beau milieu du bush d'Afrique du Sud. Après la perte de son époux, elle s'est découvert un don pour la sculpture. Elle construit jour après jour une oeuvre singulière et imposante sa 'Mecque'comme elle l'appelle, qui par son originalité dérange les valeurs de ses voisins. Pour eux, elle est la vieille excentrique du village. Dans sa vie Helen n'a plus qu'Elsa, une jeune femme indépendante de Cape Town. Après avoir reçu une lettre d'Helen, dans laquelle elle évoquait la possibilité d'en finir, Elsa lui rend visite. Le temps d'une soirée, leur amitié va devenir la torche qui éclaire leurs angoisses et ravive leurs espoirs. A travers ce drame minimaliste, Athol Fugard, révèle toute la puissance de son écriture. Il nous présente avec simplicité et finesse une vision, celle d'une femme isolée, en proie au doute, prête à renoncer et à sacrifier la quête de toute une vie. Les thèmes de l'identité, du besoin de reconnaissance par l'autre, de l'engagement artistique et humain prennent corps à travers cette histoire et ces mots.
Helen et Elsa représentent deux générations de femmes qui incarnent la liberté et l'insoumission dans une société patriarchale, pétrie de religiosité et colonialiste ... le décor est planté dans une ferme d'Afrique du Sud (nous sommes invités dans le salon de Helen) ... deux autres personnages retiennent notre attention, le pasteur qui se révèle au final bien plus amoureux et soucieux du bien-être de Helen que désireux de l'enfermer dans une maison de retraite morose et le quatrième personnage est ... la Lumière ... enfin, c'est ma lecture ... la façon dont elle croit, et fait éclater, en une épiphanie grandiose, la liberté de Helen et fait comprendre, par ricochet, ce qui fait l'essence de l'existence.
Une pièce à voir absolument si vous croyez en l'amour, l'amitié et la liberté ! Les acteurs sont d'une justesse et d'une beauté remarquables.
par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres
publié dans :
Litté, ciné et actu showbiz
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