Jeudi 20 mars 2008

Fadéla, tu es incroyable, et toujours là où on ne t'attendait pas ... je ne sais pas qui est allé te chercher sur ce terrain mais ton discours a le mérite d'être clair. Mais bon sang, qu'es-tu allée faire dans cette galère ump ??? Tu espérais réellement travailler avec ces ploucs en Chanel ?

Ceci étant dit, la gauche n'avait rien à proposer ...

 

Fad-la.jpg

L'interview en question:

Banlieues: Fadela Amara souhaite qu'un «mouvement gay émerge dans les quartiers»

Dans une interview exclusive à Têtu n°132, qui paraît demain en kiosques, Fadela Amara, secrétaire d'État chargée de la Politique de la ville, s'exprime pour la première fois longuement au sujet des homos dans les banlieues françaises.

«Dans les cités, dit-elle, quand ils sont connus comme tels, les homos subissent tout et n'importe quoi, y compris des expéditions punitives.» La fondatrice de Ni Putes Ni Soumises, qui dit avoir reçu «beaucoup de témoignages» notamment à l'issue de réunions publiques, estime que dans les banlieues, «on n'a pas encore évolué sur ces questions-là, malheureusement. (…) Pour certaines familles, pute ou homo, c'est la même chose, c'est inacceptable. On est donc bien dans les mêmes combats. Il s'agit de se réapproprier son corps.» «Les plus fragiles, les plus dans la détresse, ce sont les filles, poursuit-elle. Elles ne s'affirment pas homos du tout.» Fadela Amara évoque même des anecdotes très personnelles.

La ministre nous déclare que «les homosexuels qui vivent dans les quartiers doivent être davantage défendus par les mouvements gays» et va même plus loin: «Il faut qu'un mouvement gay émerge dans les quartiers.» Elle se déclare «favorable à l'adoption pour les couples homosexuels, [et] pour le mariage homosexuel aussi», même si «c'est un peu l'embourgeoisement du mouvement gay, c'est clair. Mais je ne veux pas m'opposer à ça, sous peine d'être traitée d'homophobe.» Elle se prononce contre la prostitution de jeunes Beurs et jeunes Blacks dans les beaux quartiers, une forme «d'exploitation de l'homme par l'homme».

Fadela Amara s'exprime encore au sujet de sa collaboration avec Christine Boutin, sa ministre de tutelle («Parfois, c'est un peu folklo»), son rôle de ministre d'ouverture de Nicolas Sarkozy («Le fait qu'il ait nommé Rama [Yade], Rachida [Dati], voire pire, Fadela, c'est révolutionnaire»), sur son plan «Espoir banlieues», dévoilé en février, qui ne fait pas mention de l'homophobie mais dont elle estime que la dynamique va entraîner un changement de comportement dans les banlieues…

Lire notre dossier «Un plan banlieues pour les gays?» avec également des témoignages de gays et de lesbiennes qui vivent en cités et évoquent un quotidien entre drame et banalité. Têtu n°132, en kiosques demain, mercredi 19 mars.

Photo: David Balicky pour «Têtu»

 

Copyright tetu.com

par Paul Parant

 

Info du 18 mars 2008

par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres publié dans : Portraits communauté : Culture Lesbienne
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 3 février 2008

undefined


Colmar (en Alsace) lui a réservé sa salle de La Manufacture pendant plusieurs jours, jusqu'au 2 février 2008 pour son nouveau spectacle, "Sacrifices" .... titre éloquent pour un spectacle qui semble faire l'unanimité ... espérons qu'elle fera d'autres salles en France et que l'on aura le plaisir de la découvrir dans une salle parisienne !

Elle est franco-algérienne, a 31 ans, vit en Alsace et sait croquer  avec tendresse les femmes des cités ...

Féroce, sensible et drôle, « Sacrifices » le nouveau spectacle de Nouara Naghouche (co-écrit et mis en scène par Pierre Guillois) a rallié tous les suffrages des spectateurs venus nombreux à La Manufacture jeudi 24 et vendredi 25 janvier.

"Sans concessions et toujours sur le fil du rasoir, le solo de l’artiste colmarienne n’épargne rien ni personne et réussit le tour de force d’alterner un humour ravageur et une émotion à fleur de peau.
Rabelais et Shakespeare s’invitant dans la réalité des quartiers Ouest : c’est le pari gagné par Nouara Naghouche et Pierre Guillois. Humour décapant et gravité, comédie ubuesque et tragédie, Nouara Naghouche pratique l’art et la manière de marier les contraires. On rit et on frémit à l’évocation de personnages plus vrais que nature : Zoubida mariée à Rachid qui la maintient en état de quasi-esclavage, Marie-France, française moyenne très BCBG qui n’en finit pas de pardonner au mari qui la bat régulièrement, Smaïn l’ado maladroit à la politesse désespérée,… 

Avec pour seuls accessoires sa révolte et son amour pour les gens du quartier, Nouara Naghouche dresse un tableau saisissant des laissés pour compte de la société.
L’écriture de « Sacrifices » reste alerte de bout en bout et les mots ont le tranchant du scalpel. Dans la bouche du beauf alsacien, le RMI devient le Revenu Minimum Islamique et radio Nostalgie a bien du mal à couvrir les actes de violence conjugale…

Le public rit jaune aux déhanchements désespérés d’un zouk ou d’une macumba improvisés autour d’une serpillière et d’un balai… Car non content de multiplier les personnages atypiques, Nouara Naghouche sait chanter et danser comme personne, avec cette énergie et cette générosité qui sont l’apanage des grands. Quant à la mise en scène de Pierre Guillois, elle apporte l’espace qui manque tant aux personnages emmurés dans leurs certitudes et leurs mensonges : variété des approches, changement de rythme et comique de répétition, le tout est ficelé avec une économie de moyens qui laisse le champ libre à l’émotion et à la vérité de l’acteur." [Dominique Feig, le 27-01-2008 pour l'Alsace]

nouara_2.jpg       Nouara.gif
Son précédent spectacle s'intitulait "Ca n'arrive qu'aux autres" (2003), elle y incarnait 3 femmes:

Nouara Naghouche incarne trois personnages, trois femmes.


- Fatima Boumedine, divorcée, vit avec ses six enfants et sa mère dans un immeuble. Elle nous fait partager son quotidien : repas de famille, dialogue avec sa fille Bouchera, adolescente, répétition avant l’entretien avec une assistante sociale, réunion entre femmes chez une copine, souvenir bouleversé d’un rêve.

- Mounira est une amie de collège de Bouchera, excitée d’attendre un enfant et qui va perdre ses illusions le temps d’un intercours.

- Antoinette Munster est alsacienne. C’est la copine à Fatima. Elle l’accompagne, la défend, la protège, jusqu’à l’excès parfois.

Chacune avec son accent, son caractère, sa naïveté, son effronterie. Enthousiates, vivantes. Drôles et graves aussi.

C’est le « vivre ensemble » qui est questionné par l’humour décalé de Nouara Naghouche.
La condition de la femme, les différences culturelles et religieuses, l’intolérance sont les leitmotivs du spectacle. Elle ironise sans retenue sur la politique de l’emploi, le port du foulard, etc.

Spontanée, généreuse et énergique, Nouara Naghouche conduit son solo avec brio et singularité. Elle nous fait entendre une nouvelle voix, celle d’une femme humoriste aux accents du Maghreb mêlé à l’Alsace.»
[Source]


undefined

 


Leïla

par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres publié dans : Portraits
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Mardi 29 janvier 2008

 Irshad.jpg   Irshad Manji est chercheuse à l’université de Yale. Elle est l’auteur de Musulmane mais libre et l’animatrice du site Muslim refusnik.

« L’Occident doit cesser de se laisser endormir par l’idée du multiculturalisme. »

 

« Je ne ferai jamais le pèlerinage à La Mecque car on y interdit l’entrée aux juifs et aux chrétiens »

Née en Ouganda en 1968, au sein d’une famille musulmane, Irshad Manji est une écrivaine et journaliste canadienne. Elle a été désignée par le New York Times comme le « pire cauchemar d’Oussama Ben Laden ». Elle critique violemment les islamistes et les interprétations littérales du Coran, s’attaque aux pratiques extrémistes de l’islam, et notamment au traitement généralement infligé aux femmes par les musulmans. Elle critique abondamment la politique palestinienne et les opinions de la plupart des musulmans concernant Israël.

En mars 2006, elle a co-signé,avec 11 intellectuels libéraux tels que Salman Rushdie, Ayaan Hirsi Ali, Taslima Nasreen, une lettre intitulée Manifeste des douze : “ensemble contre le totalitarisme”, en réponse aux très violentes réactions envers les caricatures danoises de mahomet.

Elle remet en question un grand nombre des interprétations historiques du coran, et recommande le concept d’Itjtihad, tradition musulmane de pensée indépendante.

Son best-seller the Trouble with islam today (« Le problème avec l’islam aujourd’hui » étrangement devenu « Musulmane mais libre » dans son édition française) a été traduit dans plus d’une douzaine de langues.

[ Source: http://imanji.wordpress.com/ ]I1.jpg

Pour les Anglophones:

The New York Times describes Irshad Manji as "Osama bin Laden’s worst nightmare." Oprah's magazine has given Irshad the first annual Chutzpah Award for "audacity, nerve, boldness and conviction."  She takes both as a compliment.
Irshad is Director of the Moral Courage Project at New York University. It aims to develop leaders who will challenge political correctness, intellectual conformity and self-censorship. In the best spirit of liberal education, the Moral Courage Project teaches that rights come with responsibilities, that we are citizens rather than members of mere tribes, and that meaningful diversity embraces different ideas and not just identities.

Through her commitment to Muslim reform, Irshad is putting these principles into practice.  She is the internationally best-selling author of The Trouble with Islam Today: A Muslim’s Call for Reform in Her Faith. Her book has been published in almost 30 countries, including Pakistan, India and Lebanon. It will soon be released in Indonesia.

In those countries that have censored The Trouble with Islam Today, Irshad is reaching readers by posting free translations on this website. The Arabic translation alone has been downloaded 300,000 times and circulated by youth throughout the Middle East.

Irshad is also creator of the acclaimed PBS documentary, "Faith Without Fear," which chronicles a young woman’s journey to reconcile Islam with human rights and freedom.  "Faith Without Fear" is now being screened across Europe and shown in the Muslim underground via digital technologies.

As a journalist, Irshad’s columns appear frequently in the New York Times, Wall Street Journal, Times of London, Al-Arabiya.net and other major news sources. She writes a regular feature for Canada’s Globe and Mail.

As a social entrepreneur, Irshad has founded Project Ijtihad, an initiative to renew Islam’s own tradition of critical thinking, debate and dissent.  Project Ijtihad is helping to build the world’s most inclusive network of reform-minded Muslims and non-Muslim allies. 
Born in 1968, Irshad is a refugee from Idi Amin’s Uganda. In 1972, she and her family fled to Vancouver, where Irshad grew up attending public schools as well as the Islamic madressa. In 1990, she graduated with honors from the University of British Columbia, winning the Governor-General’s medal for top academic achievement in the humanities.

Thanks to The Trouble with Islam Today, her ideas are capturing international attention. That means condemnation as well praise.  Here’s a sample of the debate:

  • Khaleel Mohammed, imam and professor of Islam at San Diego State University: "Irshad wants us to do what our Holy Book wants us to do: End the tribal posturing, open our eyes, and stand up to oppression, even if it's rationalized by our vaunted imams."
  • Khaled Almeena, Editor, Arab News (Saudi Arabia): "This fraudulent book has now become a guide to Islam."
  • Thomas Friedman, New York Times foreign affairs columnist: "The democratic movements that have now emerged have shown just how many young Muslims want to give voice to their aspirations and achieve their full potential. If you want to get a taste of what they sound like, read Irshad Manji…"
  • Jane Mansbridge, Adams Professor of Political Leadership and Democratic Values at Harvard University: "All is not lost if people of Irshad Manji’s capacity can carry a fresh and convincing message to the coming generation. I cannot urge her more strongly to maintain her frank, open, and intelligent approach. This cause is, I believe, the most important new movement in several decades."
[ Source: http://www.irshadmanji.com/about-irshad ] I2.gif
par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres publié dans : Portraits
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Dimanche 27 janvier 2008

undefined


Déjà vous expliquer d'où vient le nom de ce blog:
dans les Aurès, région berbère d'Algérie, les Azriyas sont des femmes libres. A la personnalité affirmée, dotées d'un sens de l'hospitalité inégalé et d'un profond raffinement, ces femmes étaient loin d'être ostracisées ou rejetées ... elles semblaient, au contraire, selon l'auteure Mathéa Gaudry, qui les a approchées et étudiées (in "La femme chaouia de l'aurès") jouir d'une position privilégiée.

Nous sommes des Françaises d'origine algérienne, et nous souhaitions, depuis un moment, ouvrir un espace d'échange pour les femmes libres du monde entier ... nous espérions créer un espace d'échange où les femmes libres ou qui aimeraient l'être (serait-ce sur la toile), des femmes en questionnement sur leur sexualité, dans leur rapport aux autres femmes pourraient discuter et réfléchir, en toutes quiétude et latitude, sur des thèmes aussi divers que le cinéma, la littérature, le féminisme, etc.
Nos maîtres-mots sont liberté, diversité, tolérance.
Ce sont toutes ces raisons qui nous ont incitées à créer
ce forum.

Qu'est-ce être une femme dans les sociétés d'aujourd'hui ?
Quelle place occupons-nous et laquelle devrait nous revenir ?
P
our initier un début de réflexion, j'ai choisi un extrait du book de Kristeva (in "Seule, une femme" ), une écrivaine et psychanalyste française d'origine bulgare. Elle souligne sa singularité, le goût et le prix de sa liberté !

"Oui, j'emploie le mot "seule" au sens de singulière, unique, sans égale. "Seule" est cette incommensurable particularité à laquelle fait appel Le Génie féminin que j'adresse à l'unicité de chacun et de chacune, au dépassement de soi en ces temps de massification et de globalisation.Mais "seule" indique aussi la solitude qu'éprouve une femme, fût-elle la mieux entourée, aidée ou intégrée, quand elle assume le risque de sa singularité, qui est tout simplement le risque de la liberté. Car l'Histoire n'a pas préparé les femmes à oser prendre ce risque et, plus douloureux encore, lorsqu'elles le font, leurs partenaires familiaux et sociaux en sont heurtés. Comme la gloire selon Madame de Staël, la singularité au féminin est bien souvent, aujourd'hui encore, "le deuil éclatant du bonheur".



Leïla

par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres publié dans : Portraits
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus