Dimanche 27 avril 2008
"Road to Mecca" est une pièce qui se joue au Théâtre de la Boutonnière jusqu'au 24 mai 2008 ...

D'Athol Fugard
Mise en scène d'Habib Naghmouchin
Avec Geneviève Mnich, Cécile Lehn, Eric Prigent.

Déjà vous dire que cette petite salle est un vrai petit bijou, qui donne l'impression que les acteurs jouent dans notre salon, rien que pour nous ... dont le propriétaire est le metteur en scène (qui a décidément très bon goût) ...


[Photo perso]

Le résumé de la pièce trouvé dans la presse (ici):
Un drame minimaliste, actuel et poignant écrit par l'auteur sud-africain Athol Fugard, scénariste du film 'Mon nom est Totsi'. Helen aujourd'hui veuve, vit dans un petit village bigot au beau milieu du bush d'Afrique du Sud. Après la perte de son époux, elle s'est découvert un don pour la sculpture. Elle construit jour après jour une oeuvre singulière et imposante sa 'Mecque'comme elle l'appelle, qui par son originalité dérange les valeurs de ses voisins. Pour eux, elle est la vieille excentrique du village. Dans sa vie Helen n'a plus qu'Elsa, une jeune femme indépendante de Cape Town. Après avoir reçu une lettre d'Helen, dans laquelle elle évoquait la possibilité d'en finir, Elsa lui rend visite. Le temps d'une soirée, leur amitié va devenir la torche qui éclaire leurs angoisses et ravive leurs espoirs. A travers ce drame minimaliste, Athol Fugard, révèle toute la puissance de son écriture. Il nous présente avec simplicité et finesse une vision, celle d'une femme isolée, en proie au doute, prête à renoncer et à sacrifier la quête de toute une vie. Les thèmes de l'identité, du besoin de reconnaissance par l'autre, de l'engagement artistique et humain prennent corps à travers cette histoire et ces mots.

Helen et Elsa représentent deux générations de femmes qui incarnent la liberté et l'insoumission dans une société patriarchale, pétrie de religiosité et colonialiste ... le décor est planté dans une ferme d'Afrique du Sud (nous sommes invités dans le salon de Helen) ... deux autres personnages retiennent notre attention, le pasteur qui se révèle au final bien plus amoureux et soucieux du bien-être de Helen que désireux de l'enfermer dans une maison de retraite morose et le quatrième personnage est ... la Lumière ... enfin, c'est ma lecture ... la façon dont elle croit, et fait éclater, en une épiphanie grandiose, la liberté de Helen et fait comprendre, par ricochet, ce qui fait l'essence de l'existence.

Une pièce à voir absolument si vous croyez en l'amour, l'amitié et la liberté ! Les acteurs sont d'une justesse et d'une beauté remarquables.

par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres publié dans : Litté, ciné et actu showbiz
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Samedi 19 avril 2008
C'est la pièce d'une copine lesbienne, Inès de Luna.
Elle se joue au théâtre Berthelot à Montreuil (Métro Croix de Chavaux).
C'est seulement 5 euros. Bougez-vous, allez voir cette pièce, soutenez cette artiste !
C'est ce soir à 20h30 et dimanche à 16 heures.

Ce spectacle est une invitation au voyage dans l’ici et le maintenant et un retour en arrière improbable aux abords du radeau de la méduse.. Farce, esquif, esquive où l’espoir et la folie voisinent dans un rire féroce.
Flottant dans une mort instable, deux errants vont évoquer leur vie, la vie. Une voix sans identité fixe fait entendre la réalité des faits, les formatages sociaux et politiques.
Musiques, images et comédiens jouent les voix déplacées, exclues qui résistent à l’anonymat montrent un monde plus récalcitrant qu’assujetti où l’invisibilité devient une arme essentielle.



En première partie, vous avez un spectacle de danse solo:

CICONIA NIGRA CREATION 30MN / N. EL ANIOU
En suivant les migrations de la cigogne noire, on survole les plaines d’ici et d’ailleurs. Depuis l’Afrique, jusqu’en Sibérie, l’oiseau nous parle des guerres humaines, hommes, femmes, disparus, mémoires, passages...

Pour plus de renseignements, cliquez ici.
par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres publié dans : Litté, ciné et actu showbiz communauté : Culture Lesbienne
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Dimanche 6 avril 2008

3/04/2008: Des féministes iraniennes réclament le droit d'être spectatrices de leur sport national. (La Presse)



Le principal stade de soccer d'Iran, le stade Azadi («liberté» en français), à Téhéran, porte mal son nom. Les adeptes féminines du célèbre jeu de ballon ne sont pas libres d'y entrer pour voir des matchs. Mais ce n'est pas faute d'avoir essayé.

Depuis 2005, la jeune féministe Nasrin Afzali se bat aux côtés de plus de 300 femmes iraniennes pour faire tomber la règle qui, depuis la révolution islamique de 1979, leur interdit de voir leurs joueurs de soccer préférés en muscles et en os.

La raison? «Les autorités disent que ce n'est pas bon pour des musulmanes de voir le corps des hommes», explique avec un sourire moqueur la journaliste, blogueuse et militante des droits des femmes âgée de 28 ans.

De passage à l'Université Concordia hier pour assister à une conférence sur le rôle du sport dans les luttes des femmes musulmanes, Nasrin Afzali, qui vit à Téhéran, a pu expliquer comment le voile islamique a servi la cause qui lui tient à coeur en se transformant en objet de militantisme.

Lorsqu'elles ont essayé pour la première fois d'entrer dans le stade Azadi, en 2006, les militantes ont appris à leurs dépens que les gardes du stade n'entendaient pas à rire. Elles ont été encerclées, battues à coups de bâtons, et leurs pancartes ont été détruites.

La deuxième fois, les gardes ont demandé aux protestataires de monter à bord d'un autobus qui devait les conduire à l'intérieur du stade Azadi. Elles se sont cependant vite rendu compte que c'est vers la place Azadi, à des kilomètres de là, que le véhicule les menait.

La troisième fois, les manifestantes ont eu l'idée de faire du voile islamique, qu'elles sont obligées de porter, des pancartes. En rouge, elles ont écrit sur les foulards blancs: «La moitié du stade Azadi est à moi.» Elles ont encore eu droit à une bonne bastonnade, mais les gardes n'ont pu leur enlever leur voile et leur message a été entendu. La société iranienne a été saisie du débat.




Nasrin Afzali et ses comparses ont d'ailleurs connu leur heure de gloire quand le cinéaste iranien Jafar Panahi leur a dédié le prix qu'il a remporté au festival de Berlin pour le film Offside, racontant l'histoire d'une jeune femme qui se déguise en garçon pour assister au match entre l'équipe nationale de soccer de l'Iran et celle de Bahreïn.

Les revendications des femmes aux foulards blancs ont même réussi à ébranler le président iranien Mahmoud Ahmadinejad. Ce dernier, connu pour ses positions ultraconservatrices sur la place des femmes dans la société (il a déjà suggéré de rendre les trottoirs unisexes), était prêt à ouvrir les portes du stades aux femmes. Mais il a été rappelé à l'ordre. Des ayatollahs, qui ont un droit de veto sur les décisions du président, ont invoqué la loi islamique.

Nasrat Afzali ne baisse pas les bras pour autant. Le combat se poursuit sur des sites web, à la radio et sur les chaînes de télévision satellite de Los Angeles, auxquelles les Iraniens ont accès.

Tout ça pour l'amour du soccer? «Non, je déteste le soccer! laisse tomber la journaliste iranienne. Mais la ségrégation des sexes est une des politiques centrales du régime islamique. Nous avons pensé qu'un des meilleurs symboles pour représenter notre opposition est le stade. Ça nous a permis aussi de rallier les adolescentes, qui ne s'intéressent pas particulièrement aux droits des femmes, mais adorent le soccer.»

Le sport politisé

L'Iran n'est pas le seul pays musulman où le sport est devenu une question politique, signale une des organisatrices de la conférence qui a eu lieu à Concordia hier après-midi, la sociologue Homa Hoodfar. «Plusieurs pays musulmans sont aussi des dictatures. Le sport ouvre aux femmes un nouvel espace démocratique», précise-t-elle. C'est le cas en Égypte, au Nigeria et au Soudan, notamment.

Par ailleurs, l'universitaire rappelle comment le ballon a rebondi jusque dans la cour du Québec l'an dernier lorsqu'une jeune joueuse de soccer a été expulsée d'un match parce qu'elle portait le hijab. «Quand de jeunes femmes portent le hijab au soccer, elles mettent de l'avant leur identité de musulmane, certes, mais elles s'opposent aussi à la tradition qui voit d'un mauvais oeil les femmes qui font du sport.»

Par: Laura-Julie Perreault

29 mars 2008

[Source: http://wluml.org/french/newsfulltxt.shtml?cmd[157]=x-157-561212 ]

par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres publié dans : Féminismes
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