Mardi 28 juillet 2009

Je trouve cette femme EXTRAORDINAIRE ... son courage face à tous force l'admiration. Du haut de sa simplicité, on ne parvient pas à l'éclabousser.

[Je n'en dirais pas autant de la "doc"-référente dont les propos frisent la bêtise, quant à l'animateur, c'est bien un homme de faire une telle fixation sur les hommes!]

 

 

Par L - Publié dans : Portraits - Communauté : Culture Lesbienne
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Vendredi 13 mars 2009

 

Le titre original ne comporte pas de point d'interrogation; il m'a paru plus raisonnable et sensé d'en ajouter un. Parce que je m'interroge sur les bienfaits de la religion (quelle qu'elle soit) quant à l'émancipation des femmes et de leur place dans la société arabo-musulmane.
[Mais cela n'engage que moi ... les articles proposés ci-après n'en sont pas moins intéressants.]

 



Dans le feu du débat concernant la question du foulard en Occident, on entend souvent affirmer que l’Islam est "misogyne" et restrictif à l’égard des femmes. Compte tenu de la condition sociale actuelle des femmes musulmanes, loin d’être égale à celle des hommes dans les sociétés musulmanes, il est difficile pour l’Occident d’imaginer l’apport positif de l’Islam à l’endroit de la femme.

 

 

 

Tandis que les mouvements féministes s’appuient, pour la plupart, sur des valeurs, une pensée et une idéologie occidentales, le féminisme musulman semble apparaître comme un concept conflictuel puisque ce mouvement tire sa compréhension d’un paradigme religieux, celui de l’Islam, religion prétendue être l’antithèse des valeurs défendues par certaines féministes. En effet, alors même que le concept " féminisme musulman" questionne et interpelle de par son antinomie apparente dans les termes, certain(e)s n’y voient en revanche nulle incompatibilité, bien au contraire. Il n’est pas surprenant d’ailleurs de constater que nombreuses sont les féministes qui perçoivent en l’Islam un opposant majeur aux mouvements féministes ; vision étayée par des représentations sociales et des stéréotypes discréditants relatifs à la question de la femme musulmane.

Les tenantes d’un "féminisme musulman≤", pour leur part, ne voient nulle incompatibilité entre adhésion à une foi et revendication des droits de la femme, l’Islam leur ayant déjà accordé un certain nombre de droits qu’elles revendiquent aujourd’hui en se réappropriant le débat religieux.
Le féminisme musulman est apparu comme un phénomène global dans les années 1990 et s’étend depuis à une vitesse impressionnante jusqu’à ce début de siècle. Il faut dire cependant, que bien qu’il soit un concept récent, le lien entre Islam et féminisme remonte déjà au 19e siècle, à 1890 précisément.

Ainsi, depuis un certain nombre d’années, nous assistons à une dynamique de femmes, en marche dans le monde arabo-musulman mais également en Occident, développant un discours et une pratique articulés à l’intérieur même du cadre de référence islamique et tirant sa compréhension des sources scripturaires (Coran et Sunna) tout en demeurant en quête de droit et de justice pour les femmes au quotidien [2].

Ce mouvement féministe, émergeant de l’intérieur même du féminisme, a simultanément suscité des sentiments de peur mais également d’espoir à travers le monde, en se trouvant à la fois contesté et revendiqué. Nombre de mouvements de femmes s’identifient par l’Islam en remettant en cause l’universalisme du féminisme ou du moins l’"unicité" du modèle féministe en démontrant avec force et détermination la nature plurielle du féminisme. Les premiers mouvements féministes de femmes musulmanes sont apparus lors de leur acquisition des connaissances en sciences islamiques et de leur spécialisation en sources scripturaires et en processus d’interprétation du texte religieux. La sacralisation de l’enseignement religieux explique d’ailleurs pourquoi, malgré une forte tradition patriarcale, les femmes n’étaient pas exclues de l’instruction. L’histoire musulmane offre même, à différentes périodes, de grandes figures féminines réputées pour leur savoir général et religieux en particulier.

Cet accès aux études et le "renouveau" de leur engagement leur ont octroyé la possibilité de promouvoir une relecture du Texte à la lumière du contexte et de l’éthique musulmane, tout en produisant une réflexion profonde et une remise en question des pratiques culturelles et coutumières, principales responsables de la décadence de la condition de la femme musulmane. Amina Wadud [3], spécialiste de ces questions, apparaît comme une figure de proue du féminisme musulman à l’échelon international. Dans son interprétation du Coran [4], elle combine la méthodologie des sciences islamiques avec les nouveaux outils des sciences sociales, tout en ayant des assises fermes et centrales à l’intérieur de la pensée musulmane. Elle comprend que la modernité met à l’épreuve les identités de par les changements toujours plus rapides qu’elle engendre et le rapprochement des frontières qu’elle implique. Elle considère qu’on ne peut légiférer sur des questions de femme sans les femmes comme agents de leur propre définition et que cette réforme ne doit pas se réaliser anarchiquement mais bien prendre en compte les sources premières de l’Islam, la jurisprudence passée et le contexte.

Déjà, les femmes sont très activement engagées dans la modernité car celle-ci les a mises face à leurs responsabilités en tant qu’actrices de leur épanouissement personnel et de celui de l’humanité tout entière. Elles n’inscrivent pas leur lutte dans un combat contre l’Islam mais renforcent leurs positions à partir des sources scripturaires ; elles y discutent les principes de la Charria et son élaboration avec précision, pour ne pas laisser le monopole aux lectures traditionalistes portant sur la question de la femme. Elles considèrent l’Islam comme la voie spécifique de leur libération et aspirent à une interprétation libérée de toute lecture "masculine".
Il est en outre inconcevable d’affirmer l’existence d’une barrière infranchissable entre le féminisme et l’Islam et de ne voir en ce dernier que le porte-parole des intérêts et des privilèges masculins. Ces mouvements de femme s’inscrivent dans un cadre purement et simplement islamique : il s’agit d’un féminisme à l’intérieur du féminisme et qui part "d’une appartenance religieuse pour arriver à des principes universels". Cette approche féminine et l’adoption de deux référents, l’un spécifique, à savoir la dimension religieuse, et l’autre universel, doivent leur permettre d’inscrire leurs revendications dans leur contexte, tout en étant le garant d’une dynamique harmonieuse entre des revendications pour plus de justice à l’endroit des femmes et une identité musulmane assumée.
Se libérer à partir d’un discours de l’intérieur de l’Islam, tel est le défi des féministes musulmanes : par le biais d’une participation active dans toutes les sphères de la société, ces femmes proposent un autre modèle de femme émancipée et libre.

[1] Cf Margot Badran, The origin of feminism in Egypt in Current Issues in Women History By Arina Angerman, Geertebinnenia Annemiekerkennen, VetiePoets and Jacqueline Zirkzec, London Routledge 1989
[2] Cf Margot Badran, Islamic feminism : What’s in a name?, in Al-Ahram Weekly, Le Caire, 17-23 janvier 2002)
[3] Professeure en sciences islamiques (Islamic studies) à l’université du Commonwealth de l’Etat de Virginie et à Harvard dans le département de théologie.
[4] Auteure de la première interprétation du Coran par une femme dans le monde occidental "Le Coran et la femme : relire le Texte sacré dans une perspective féminine ".


Les droits de la femme en Islam
Par Malika Hamidi Yenoo Belgique.


Il est caractéristique d'observer aujourd'hui que lorsque l'on s'interroge sur la Loi Islamique (Shariâ), l'une des premières images qui vient à l'esprit est celle de la femme, que l'on suppose méprisée et occupant un rang inférieur dans la communauté musulmane. Traiter un sujet aussi important nous pousse à nous tourner vers les sources authentiques de la tradition musulmane.
Premièrement, la femme est considérée sur le plan spirituel comme l'égale de l'homme. Le Coran affirme : "En vérité, je ne laisse pas perdre l'œuvre de celui qui agit bien, qu'il soit homme ou femme. Vous participez les uns des autres." (3/195)
La femme peut s'élever au plus haut degré de la spiritualité. C'est ainsi que la mère de Jésus (as) est pour les musulmans un modèle de pureté. "Et lorsque les Anges dirent : "O Marie ! Dieu t'a élue, t'a purifiée et t'a élue au-dessus des femmes des mondes" (3/142).
Sur le plan communautaire, l'islam a accompli une véritable révolution sociale. D'abord en soulignant que la tendresse et la miséricorde sont les fondements de la vie conjugale : "Parmi les signes de Dieu, il y a le fait qu'il a créé à partir de vous-mêmes pour vous, des épouses pour que vous trouviez auprès d'elles le calme et le gîte ; et qu'il a établi entre vous des liens de tendresse et miséricorde. Il y a en cela des signes certains pour des gens qui méditent" (30/21).
Ensuite, l'Islam a accordé à la femme tous droits légitimes :


1) LE DROIT À LA LIBERTÉ
La liberté de croyance. Nul ne peut contraindre une femme à embrasser une religion. La liberté de choisir son conjoint. Une jeune femme était allée voir le Prophète (saw) lui déclarant que son père voulait absolument la contraindre au mariage. Le Prophète (saw) lui laissa le choix de refuser ou d'accepter. Cela se passait au 7e siècle. Or, ce n'est que très récemment qu'en Europe, on commençait à reconnaître ce droit à la femme. En outre, la femme musulmane peut faire en sorte que soit stipulé dans son contrat de mariage que son mari ne prendra pas une seconde épouse.
En autorisant la polygamie cependant, l'Islam est fidèle à sa vocation universelle : dans certaines situations en effet, comme en période de guerre où le nombre de femmes finit par dépasser celui des hommes.
Dans de telles circonstances, si l'on exclut la prostitution, le désordre sexuel ou le célibat forcé pour les "femmes en surnombre", la polygamie reste rationnellement la seule solution. Rappelons qu'au terme de la Seconde Guerre mondiale, de hauts responsables européens s'étaient déclarés prêts à légitimiser la polygamie pour prévenir la marginalisation et l'exploitation de dizaines de milliers de femmes. D'ailleurs, il y a une certaine hypocrisie dans l'attitude qui consiste à critiquer la polygamie parce qu'elle rend légale une situation de fait, tout en admettant que les hommes puissent vivre dans l'ombre et illégalement quelques aventures extra conjugales.


2) LE DROIT À LA PROPRIÉTÉ
La femme en Islam peut avoir des propriétés. Elle peut établir des contrats, faire des échanges, s'engager dans le commerce. Le Coran déclare : "Aux hommes revient une part de ce qu'ils auront gagné et aux femmes revient une part de ce qu'elles auront gagné" (4/32). Elle possède ainsi une personnalité juridique complète. Mariée, elle reste maîtresse de son avoir. En Europe, ce n'est qu'à la fin du 19e siècle qu'elle a obtenu ce droit. Auparavant, l'ensemble de ses biens devenait, une fois mariée, la propriété de son mari.


3) LE DROIT A L’INSTRUCTION
L'Islam a décrété que la recherche du savoir est un devoir qui incombe à tout musulman et à toute musulmane. Aux premiers temps de l'Islam, les hommes n'hésitaient pas à interroger sur des questions d'ordre juridique Aïcha (raa), la femme du Prophète (saw), dont l'autorité en la matière était reconnue par les plus grands savants de l'Islam.
Aujourd'hui encore dans un grand nombre d'Universités musulmanes, les femmes jouent un rôle essentiel, aussi bien dans l'enseignement des sciences techniques que des sciences religieuses.
Présenter donc la femme comme un être dépersonnalisé et privé de ses droits les plus élémentaires constituent une grave erreur qui ne résiste pas à un examen sérieux
Hani Ramadane

Article relevé dans le Bulletin du Centre islamique de Genève (juin 2000).


Comment le Saint Coran dépeint-il l’image de la femme, image qui reflète sa place dans la société ?

Réponse du Sheikh Ahmad Ash-Sharabasî.


La femme constitue la moitié de la société. Ceci est une vérité que la raison connaît et que la réalité confirme. Lorsque nous revenons au Saint Coran, nous constatons qu’il dote la femme d’une personnalité distinguée, fondée sur le respect de soi, sur la dignité et sur la noblesse du caractère. Si le Prophète, paix et bénédiction de Dieu sur lui, dit : "Les femmes sont les sœurs germaines des hommes" c’est qu’il déduit cela de la guidance du Saint Coran. De nombreux versets nous font sentir en effet l’égalité au titre de l’humanité dans les droits naturels entre l’homme et la femme. Ainsi, le Coran parle-t-il d’elle dans des termes signifiant son partenariat avec l’homme et la responsabilité qui leur incombe conjointement.
Par exemple, le Coran dit dans l’histoire d’Adam, le père de l’humanité : "Et Nous dîmes : ‹Ô Adam, habite le Paradis toi et ton épouse, et nourrissez-vous-en de partout à votre guise ; mais n’approchez pas de l’arbre que voici : sinon vous seriez du nombre des injustes›." [1] Le Coran dit également au sujet des femmes et des hommes : "Quant à elles, elles ont des droits équivalents à leurs obligations, conformément à la bienséance. Mais les hommes ont un degré sur elles." [2] Le degré en question ici est celui de la responsabilité de la famille et des soins qui lui sont dûs.
Le Coran dit encore : "Aux hommes revient une part de ce qu’ont laissé les père et mère ainsi que les proches ; et aux femmes une part de ce qu’ont laissé les père et mère ainsi que les proches" [3]. Il dit aussi : "Leur Seigneur les a alors exaucés : ‹En vérité, Je ne laisse pas perdre le bien que quiconque parmi vous a fait, homme ou femme, car vous êtes les uns des autres." [4] Ou encore : "Les musulmans et musulmanes, croyants et croyantes, obéissants et obéissantes, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, donneurs et donneuses d’aumônes, jeûneurs et jeûneuses, gardiens de leur chasteté et gardiennes, invocateurs de Dieu et invocatrices : Dieu a préparé pour eux un pardon et une énorme récompense." [5]
On constate également que le Saint Coran - pour nous faire sentir la personnalité de la femme et son identité qui doit être protégée et préservée - appelle une des plus longues sourates du Coran : "Les Femmes". Il y parle d’un grand nombre d’affaires relatives aux femmes, affaires qui montrent que la personnalité de la femme dans la société islamique est fondée sur des bases de considération et de respect au regard de l’Islam. Le Coran appelle une autre sourate "La Plaideuse" qu’il commence en parlant de l’écoute accordée par Dieu, par-dessus sept cieux, à une femme qui discutait avec le Prophète et conversait avec lui. Il dit au début de cette sourate : "Dieu a bien entendu la parole de celle qui discutait avec toi à propos de son époux et se plaignait à Dieu. Et Dieu entendait votre conversation, car Dieu est Audient et Clairvoyant." [6]
Le Sage Coran nous parle également de la femme en indiquant que sa personnalité s’élève vers le ciel lorsqu’elle se pare d’un certain nombre de vertus religieuses et sociales. Il s’adresse ainsi à certaines épouses du Prophète dans la sourate 66, l’Interdiction, leur disant : "S’il (Muhammad) divorce d’avec vous, il se peut que son Seigneur lui donne en échange des épouses meilleures que vous, musulmanes, croyantes, obéissantes, repentantes, dévotes et jeûneuses" [7], autrement dit, obéissant à Dieu, accomplissant Ses droits, préservant ce qui doit être préservé au niveau de l’âme, des biens et de l’honneur. De telles femmes se caractérisent par l’honnêteté et la pureté, et sont des émigrées (de La Mecque vers Médine) et des jeûneuses. Ces vertus sont en vérité les mères de toutes les vertus.
Le Saint Coran nous présente par ailleurs de fabuleux exemples des meilleures femmes de l’histoire de l’humanité. Il nous parle ainsi de femmes exemplaires par la foi, l’endurance, la pureté, l’attachement au lien robuste de Dieu. Elles ont ainsi bénéficié au cours des siècles d’une histoire éternisée et d’une mémoire glorieuse. Écoutons donc ce que dit Dieu le Très-Haut : "Et Dieu a donné l’exemple, pour ceux qui croient, de la femme de Pharaon, quand elle dit : ‹Seigneur, construis-moi auprès de Toi une maison dans le Paradis, et sauve-moi de Pharaon et de ses actes ; et sauve-moi des gens injustes›. De même, Marie, la fille d’Amram, qui avait préservé sa virginité ; Nous y insufflâmes alors de Notre Esprit. Elle avait déclaré véridiques les paroles de son Seigneur ainsi que Ses Livres : elle fut parmi les dévoués." [8]
Le Coran reprend à plusieurs reprises le discours au sujet de la Pure et Vierge Marie, de l’honneur dont elle a été pourvue, de sa pureté, de sa préservation d’elle-même. Il dit par exemple à son sujet : "Son Seigneur l’agréa alors d’un bon agrément, la fit croître de belle manière. Et Il en confia la garde à Zacharie. Chaque fois que celui-ci entrait auprès d’elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d’elle de la nourriture. Il dit : ‹Ô Marie, d’où te vient cette nourriture ?› - Elle dit : ‹Cela me vient de Dieu. Il pourvoit certes de biens à qui Il veut sans compter›." [9] Le Coran dit également : "Et quand les Anges dirent : ‹Ô Marie, certes Dieu t’a élue, t’a purifiée et t’a élue au-dessus des femmes des mondes. Ô Marie, obéis à Ton Seigneur, prosterne-toi, et incline-toi avec ceux qui s’inclinent›." [10]
Le Coran nous parle aussi de la mère de Moïse symbolisant l’instinct maternel dans ses significations les plus profondes, pleine de crainte pour son nouveau-né, pleine de sollicitude pour son fils unique chéri. Néanmoins, elle ne se rebelle pas contre la décision de son Seigneur : "Et quand tu craindras pour lui, jette-le dans le flot. Et n’aie pas peur et ne t’attriste pas : Nous te le rendrons et ferons de lui un Messager›." [11] Après avoir jeté son fils dans le flot du Nil, son unique préoccupation devient de penser à lui, de par la nature de sa maternité et de sa tendresse. Cependant, elle s’en remet à l’aide de Dieu qui renforce son cœur et le raffermit. Ainsi, le Coran dit : "Et le cœur de la mère de Moïse devint vide. Peu s’en fallut qu’elle ne divulguât tout, si Nous n’avions pas renforcé son cœur pour qu’elle restât du nombre des croyants." [12] On comprend alors que parmi les caractéristiques de la personnalité éminente chez la femme vertueuse : la foi en Dieu, la confiance en Lui et l’endurance dans l’adversité.
Dans le Saint Coran, Dieu indique également que la femme a pu, à certaines époques antérieures, atteindre de hauts rangs prestigieux. Ainsi nous parle-t-il de la Reine de Saba, remarquable par son intelligence, sa vision profonde des choses, son ouverture d’esprit qui l’amène à demander conseil. Le Coran dit de cette femme, dans son épisode avec Salomon : "Elle dit : ‹Ô notables ! Conseillez-moi sur cette affaire : je ne déciderai rien sans que vous ne soyez présents pour me conseiller›. Ils dirent : ‹Nous sommes détenteurs d’une force et d’une puissance redoutables. Le commandement cependant t’appartient. Vois donc ce que tu veux ordonner›." [13] Après que le Coran nous a raconté son attitude face à Salomon, il nous apprend que la Reine de Saba a fini par croire en Dieu, déclarant : "Je me soumets avec Salomon à Dieu, Seigneur de l’univers" [14].
La femme peut prouver, grâce à sa personnalité noble, ses belles vertus et ses œuvres grandioses, qu’elle est la moitié de la société que l’on ne peut en aucun cas mésestimer.
Dieu, Exalté soit-Il, est Le plus Savant.
Traduit de l’arabe du site Islam-Online.net.


NOTES
[1] Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 35.
[2] Sourate 2 intitulée la Vache, Al-Baqarah, verset 228.
[3] Sourate 4 intitulée les Femmes, An-Nisâ’, verset 7.
[4] Sourate 3 intitulée la Famille d’Amram, l `Imrânn, verset 19
[5] Sourate 33 intitulée les Coalisés, Al-Ahzâb, verset 35.
[6] Sourate 58 intitulée la Plaideuse, Al-Mujâdilah, verset 1.
[7] Sourate 66 intitulée l’Interdiction, At-Tahrîm, verset 5.
[8] Sourate 66 intitulée l’Interdiction, At-Tahrîm, versets 11 et 12.
[9] Sourate 3, la Famille d’Amram, l `Imrânn, verset 37
[10] Sourate 3 intitulée la Famille d’Amram, l `Imrânn, versets 42 et 43
[11] Sourate 28 intitulée le Récit, Al-Qasas, verset 7.
[12] Sourate 28 intitulée le Récit, Al-Qasas, verset 10.
[13] Sourate 27 intitulée les Fourmis, An-Naml, versets 32 et 33.
[14] Sourate 27 intitulée les Fourmis, An-Naml, verset 44.


Source : Horizons.dz
Edité le 22 mars 2007

 

Par L - Publié dans : Féminismes
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Samedi 20 septembre 2008


Voici un article coup de poing publié par El Watan, qui fait l'état des lieux de l'homosexualité en Algérie ... pour info, l'homosexualité est toujours sévèrement punie par la loi (articles 333 et 338 du Code Pénal).

Je vous le livre tel quel, rien n'est à jeter, simplement je mettrai en exergue les parties les plus informatives sur les femmes.

Communauté des homosexuels en Algérie

« Nous sommes tous des passagers clandestins »

 

Si l’homosexualité reste aujourd’hui un tabou important, les homosexuels sont sortis de leur isolement, grâce à Internet, et une communauté discrète émerge dans les grandes villes du pays l Bien que la pratique soit définie comme « acte contre nature » et criminalisée par les articles 333 et 338 du code pénal, les homosexuels, contraints généralement à mener une double vie, tentent d’adapter leur identité à une société qui les marginalise et les tolère tout à la fois.

Nous sommes devenus des experts en mensonges, des schizophrènes à l’image de la société algérienne tout entière. » C’est sur cette phrase, ou presque, que Karim débute le récit de sa vie, ému et volubile dans le décor pastel d’un salon de thé. Trentenaire, aide-soignant à Constantine, marié depuis 4 ans et père d’une petite fille, il a pu nommer, à l’âge de 12 ans, au hasard d’un livre médical sur La psychologie de l’anormal, ce désir naissant et cette étrange sensation d’être unique qui le taraudait depuis longtemps : l’homosexualité. Dès lors, un long et chaotique parcours de culpabilité commence : de fugues en visites chez des psys, de confidences évasives à une mère qui le met sous surveillance à une pratique soudaine et excessive des commandements religieux, d’espoirs en dépressions, Karim tente, plusieurs fois, de mettre fin à sa vie, une vie où il a pourtant connu neuf années d’un amour intense avec un homme qui a fini par épouser… sa sœur. Pressé par ses parents, il se résigne à se marier avec une femme dont il ne partage plus la chambre. « Ce mariage, je l’ai vécu comme un viol. Ma femme, je ne peux pas la rendre heureuse. Je ne peux pas. » Pour exister derrière le masque et trouver une issue identitaire à la négation sociale, il écrit, crée des réseaux, milite clandestinement, notamment à travers la création d’un blog et l’ouverture d’un cybercafé qui serait, comme beaucoup d’autres et en toute discrétion, « un refuge, un repos ». « Internet a été un vrai soulagement pour nous, explique-t-il. ça nous a sortis d’un isolement mortel. » Il a d’ailleurs trouvé son homme du moment, sur un site de rencontres très prisé. Quelques heures plus tard, adossé à la banquette moelleuse d’un bar de nuit enfumé, Redwane, jeune écrivain truculent et raffiné, s’égosille malicieusement sur : « Je suis un homo, comme ils disent », la célèbre chanson de Charles Aznavour. L’univers amical et festif, ce soir, essentiellement hétérosexuel et féminin, où il évolue en toute liberté, c’est la part officieuse de sa vie : « Si mes parents savaient, ils me tueraient carrément. » Exemples de doubles vies déclinables à l’envi. Ce phénomène souterrain mais réel et inscrit dans le champ des pratiques sociales invisibles s’estompe au fur et à mesure que l’on monte dans les sphères de la société. Kamel, la trentaine, élégant, travaille dans une importante société étrangère. Il connaît Paris et son quartier célèbre du Marais, mais l’évoque dans une moue indolente : « Alger est infiniment plus drôle. » Son plaisir à lui, c’est la finition haute couture, l’originalité et l’allure. « Il faut oser. Ces vêtements, c’est comme une armure. Je peux arriver au boulot avec un costume rose, personne n’osera me poser de questions. ». « Et la famille ? » « Les choses sont claires, on ne s’étale pas. » Autant d’éléments qui, de son point de vue, le distinguent des « cas sociaux », comme il les nomme négligemment.

Déni légal, déni social

Si en Algérie comme ailleurs l’homosexualité est plurielle, la réponse est la même pour tous : articles 333 et 338 du code pénal. Lorsque l’outrage public à la pudeur, puni de deux mois à deux ans d’emprisonnement et d’une amende de 500 à 2000 DA, consiste « en un acte contre nature avec un individu du même sexe », la peine passe de six mois à trois années de prison et d’une amende de 1000 à 10 000 DA. Et l’article 338 punit tout acte d’homosexualité de 2 mois à 2 ans de prison et de 500 à 2000 DA d’amende.
« En criminalisant notre sexualité, on criminalise notre identité toute entière, notre quotidien, notre vie. On nous réduit à un acte sexuel. Du coup, on a du mal à se voir autrement, à s’accepter », souligne Momo, jeune et fragile étudiant en droit à Alger, croisé dans un café. Impossible avec cette loi de créer une association ou d’ouvrir un lieu ouvertement destiné à cette population. En conséquence, par exemple, nombre d’associations de prévention et de lutte contre le VIH n’osent pas s’aventurer, sous peine d’amalgames compromettants, dans une démarche de travail officielle vers la communauté homosexuelle.

« J’ai contacté une association féminine pour l’épanouissement de la personne et l’exercice de la citoyenneté. Elles n’ont pas souhaité me répondre », raconte Fatima, jeune étudiante de Tébessa, spontanée, combative et qui aime les femmes. Dans les grandes villes, cependant, divers lieux sont confidentiellement destinés à la population homosexuelle et, de fait, discrétion oblige, la clientèle est mixte, ce qui permet un brassage permanent des identités.

Mais, plus grave, cette relégation de l’homosexualité au rang des comportements illégaux se double d’une impossibilité d’accès aux droits les plus évidents : « Il y a quelques années, j’ai subi une tentative de viol par un ancien camarade d’école marié. Comme je me suis défendu, il a paniqué, il a essayé de m’écraser avec sa voiture. Je ne peux pas porter plainte. Tu imagines un flic remplir gentiment son procès-verbal ? Laisse tomber. On a toujours été à la fois la cible des intégristes et les victimes de la police », explique Karim dans un sourire amer. « Cette loi est une épée au-dessus de nos têtes et elle donne raison à tous de nous maltraiter », conclut-il. Pourtant, l’existence des articles 333 et 338 est assez méconnue, même par les premiers concernés. C’est qu’ils sont, dans les faits, peu appliqués. Ils ne font que couronner un climat de peur, de honte ou de malaise qui est, en fait, entretenu par une censure sociale, familiale et religieuse concernant la sexualité en général et les comportements sexuels dits « déviants » en particulier, considérés globalement comme un danger pour l’ordre social et la préservation de la culture musulmane. « Franchement, en soi, l’homosexualité me dégoûte carrément, explique Amin, jeune marié moderne. J’ai pourtant eu un voisin homo d’un certain âge qui était quelqu’un de très bien. Il n’en faisait pas étalage, il rendait tout le temps service, normal. En fait, si on n’accepte pas cette sexualité, c’est qu’on a peur qu’ensuite ça prenne de l’ampleur et qu’il y ait un oubli progressif des valeurs musulmanes qui sont notre force identitaire et culturelle. » Cette peur se traduit par l’existence d’un cadre législatif clair, qui s’appuie sur la charia islamique et n’envisage la sexualité que sous l’angle de la procréation dans le cadre du mariage. « Il n’y a rien de positif dans cet acte contre nature, affirme le conseiller en communication du ministre des Affaires religieuses. Il faut encourager la croissance démographique et donc encourager le mariage entre l’homme et la femme, c’est cela qui est conforme à toutes les lois du monde et aux lois de toutes les religions monothéistes. » Le conseiller du ministre estime ainsi que sur tout le territoire algérien, ils ne sont pas plus de 2000, un chiffre qui, sur une population d’environ 35 millions de personnes, en fait implicitement une minorité négligeable, logiquement marginalisée. De visu, ce chiffre est largement contestable et contesté par de nombreuses associations étrangères qui estiment de façon générale que la population homosexuelle représente au moins 6 à 8% de la population globale de chaque pays du monde. Mais dans ce contexte où l’identité homosexuelle ne peut être ouvertement déclarée, une étude chiffrée fiable n’a jamais pu être effectuée. « Dans un pays où on chasse les amoureux des parcs, quand il y a une visite d’un chef d’Etat, comment veux-tu qu’on tolère ouvertement les ‘’nekoucha’’ ? », s’esclaffe Redwane.

Rejet religieux et maladie morale

« L’Algérie est un pays musulman. La religion accompagne la vie quotidienne. Si tu rajoutes les traditions, le tout mélangé à l’hypocrisie… Ils connaissent notre existence mais ouvrir le débat, c’est inenvisageable pour eux, c’est contre nature, point à la ligne, débrouillez-vous ! », tempête Fatima. Néanmoins, nombreux sont ceux et celles qui souhaitent rester clandestins. « Pour vivre heureux, vivons cachés » est une expression qui revient souvent. « Ils ont peur d’être amalgamés avec les “folles” ou les “transgenres”, qui s’assument d’ailleurs radicalement, et les prostitués, qui le sont souvent devenus après s’être fait jeter de leur famille. Ils pensent que la clandestinité est la seule liberté à laquelle ils peuvent aspirer. Mais la liberté, ce n’est pas ça ! On ne veut pas une gay-pride ou le droit de s’embrasser en pleine rue. Nous sommes aussi des musulmans, même si, du coup, notre orientation peut rendre notre rapport à Dieu très compliqué. On désire juste avoir le droit à la différence et à la dépénalisation de notre identité. ça prendra un temps fou », précise calmement Karim. Cette revendication semble bien outrancière à l’imam Youssef El Qaradhawi, idéologue des Frères musulmans et auteur du livre Le licite et l’Illicite où l’on peut lire que, si les opinions des juristes de l’Islam divergèrent concernant « les punitions de cette abominable pratique », le meurtre des homosexuels « n’est qu’un moyen pour épurer la société islamique de ces êtres nocifs qui ne conduisent qu’à la perte de l’humanité ». Cette lecture fondamentaliste du texte sacré, que tous les musulmans ne partagent certes pas, nous a été confirmée par le mufti Yahia, au ministère des Affaires religieuses (cf. article ci-contre) : « L’homosexualité est une inversion contraire à la nature qu’il faut soigner et, littéralement, dans le texte, punie de mort. Comment, dès lors, ne pas percevoir cette pratique comme une aberration ? » « On en est tous imprégnés, raconte Karim. Pour ma première tentative de suicide, j’ai voulu me jeter du haut d’un ravin avec la voiture de mon père. J’avais 18 ans. Depuis, j’ai appris que l’Islam punit l’homosexuel en le jetant du haut d’une falaise. C’est marrant, non ? » Ce refoulement de l’homosexualité en tant que pratique non conforme à la loi de Dieu aboutit parfois à la théorie d’une homosexualité importée d’Occident, « tare de la race blanche », amalgamée avec la maladie mentale, voire la maladie morale, comme incapacité de résistance à une pulsion ou à la pédophilie. Au mieux, comme on peut le lire sur les nombreux forums de discussion de sites religieux, où le sujet est d’ailleurs régulièrement examiné avec une docte bienveillance, l’homosexualité est une maladie ou une déviation du droit chemin qu’il faut accompagner et guérir, notamment par le « sabar ». « Je ne suis pas malade. Ma sexualité n’est pas un choix ni une malédiction. Je suis comme ça. Point », martèle Momo qui, paradoxalement, dit comprendre la lapidation des homosexuels et souhaite se marier un jour, afin d’être en accord avec sa religion. Pour la majorité d’entre eux, la clandestinité est donc la seule voie : « Je m’assume mais m’afficher, c’est impossible », explique Fatima. « L’homosexualité est essentiellement envisagée sous l’angle masculin. Elle est vécue dans les sociétés arabo-musulmanes comme une dépravation, c’est vrai, mais aussi comme une maladie de la virilité. Alors que chez nous, l’homme doit être un conquérant, un pilier. C’est aussi ça qui dérange. C’est la honte. Du coup, beaucoup d’homos se déguisent en machos avec leurs potes de quartier. C’est de l’hypocrisie : du fait de la séparation hommes/femmes de notre société, nombreux sont les hétéros qui ont eu leur première expérience sexuelle avec un partenaire du même sexe. La frontière est plus ténue qu’ailleurs. L’homosexuel ou la prostitution masculine, en Algérie, c’est aussi la sexualité du pauvre ou de l’hétéro en manque. On se fait souvent draguer par des hétéros mariés, faut pas croire », affirme Abdelkader, discret militant de la cause.

Entre le rêve et l’affirmation de soi

« On rêve de cette vie, quitter le bled pour vivre là où l’identité gay est acceptée et le droit protégé, un vrai paradis gay sur terre ! Mais je suis prête à mener le combat ici même si je sais qu’un jour, ça me tombera sur la tête… », écrit Fatima. La « harba » ou la lutte est un dilemme pour cette jeune femme, qui affirme son homosexualité par petites touches, de ses tenues gothiques customisées au pin’s arc-en-ciel, symbole international des homosexuels, sur le sac de cours. Elle a fait son coming-out (révélation de son homosexualité) à trois de ses amis, qui n’ont pas changé d’attitude envers elle depuis. « Ils m’ont acceptée comme je suis. En Algérie, ceux qui ont une certaine ouverture d’esprit et ceux qui se sont ouverts aux autres cultures nous acceptent mieux. Pour ce pays fermé sur lui-même, c’est rassurant », raconte-t-elle. Effectivement, à Alger, comme dans de nombreuses grandes villes, la visibilité des homosexuels grandit : dans cette capitale où l’anonymat contribue à l’aisance, certaines places bien connues sont devenues des lieux de rencontres diurnes. Il suffira d’un sourire pour créer le lien et entrer rapidement dans le « vif du sujet ». La clandestinité ne permettant pas de longues tergiversations, les propositions sont étonnamment directes. Une communauté embryonnaire émerge donc, à travers Internet, se rencontre dans les cafés ou les salons de thé, fréquente des boîtes de nuit à population mixte connues pour leur « accueil » indifférencié, les restaurants nocturnes à l’atmosphère cossue ou les concerts de certaines icones du raï. La révélation de son homosexualité se fait entre amis, dans le cercle intime, auprès d’une tante moins traditionnaliste ou d’un cousin compréhensif. Si la prudence reste de mise dans son quartier et est souvent vitale au sein du noyau familial, un espace de liberté privée, vital lui aussi, s’ouvre, mêlant homosexuels et hétérosexuels. « Il y a vingt ans, un homo, dans mon quartier, on lui lançait des pierres. Aujourd’hui, on lui parle normal. Je ne sais pas si c’est bien mais c’est comme ça », constate Azzedine, perplexe. « Redwane est comme il est, c’est mon ami, je ne fais pas abstraction de son homosexualité, je n’en fais pas un plat non plus. Ça lui appartient, c’est tout. Quand on aime les gens, on ne fait pas le tri », confie pudiquement Mus’, qui esquive cependant discrètement un geste amical un peu appuyé de son camarade. Mais si l’acceptation et la mixité sociale sont en marche, les difficultés, notamment au sein de la famille, restent énormes. « Mon frère a trouvé une lettre d’amour d’un ex. Il ne m’a plus jamais adressé la parole. Je ne comprenais pas pourquoi, jusqu’à ce qu’il me croise avec un ami pas très loin de mon quartier. En pleine rue, il m’a frappé et m’a menacé de tout révéler à mes parents. C’était intenable, je suis parti. Et j’ai pas mal galéré », raconte pudiquement Momo, les larmes aux yeux. « Je suis algérien, musulman et homo, autant dire un extraterrestre sous antidépresseurs », conclut-il cyniquement. Et pour nombre d’entre eux, leur planète est ailleurs, de l’autre côté des frontières, de l’autre côté de l’exil. Mais s’expatrier n’est pas si simple : « Pour faire une demande d’asile en tant qu’homosexuel en France, il faut apporter des preuves de persécutions personnelles et prouver que l’on court des risques sur l’ensemble du territoire algérien, c’est-à-dire qu’on a déménagé plusieurs fois et qu’on a subi partout des harcèlements », explique Hugues, membre d’une association française qui travaille à la reconnaissance du droit à l’immigration et au séjour des personnes homosexuelles. Les cas qui aboutissent sont rares, mais nombreuses sont les associations européennes qui œuvrent discrètement et parfois illégalement à l’accueil des étrangers homosexuels. « Notre enfermement est multiple, territorial, familial, religieux, intime. Le pire est de réaliser que dans ce pays où je suis né, mon homosexualité est un crime mais l’homophobie, même la plus violente, non. Même les ligues de droits de l’homme se désintéressent de notre cas. J’aimerais partir mais j’ai une fille à élever, elle n’a rien demandé. Et si je dévoile ma sexualité, j’ai peur qu’on l’élève dans la haine de son père. Je ne sais pas quoi faire. Alors, j’essaye de me battre, d’agir, de rassembler. On me dit que je suis fou mais tout ça prend vraiment forme. Ma religion veut des hommes conquérants ? A ma façon, j’en suis un », sourit Karim. Et, l’œil rieur, il cite une phrase de Tahar Ben Jelloun : « La nature crée des différences, la société en fait des inégalités. »

 

Delphine Gourlay (EL WATAN, 4 septembre 2007)

 

Par L - Publié dans : Lesbianismes - Communauté : Culture Lesbienne
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Jeudi 10 juillet 2008

[Ceci est un post-témoignage.]

C'était ma première gay pride..j'avais donc envie de voir..d'entendre..de sentir l'atmosphère..l'ambiance..
Je me suis donc retrouvée à l'heure dite sur le vieux port à Marseille et j'ai écouté..vu  et observé..
D'après les échos que j'ai pu avoir de la gay pride parisienne,celle de Marseille m'a semblé beaucoup plus simple..moins riche.
Quelques chars..un gros camion transportant quantité de personnes se tortionnant au son de la techno..il me semble d'ailleurs n'avoir entendu que de la techno..

Et puis la foule..des hommes préférant les hommes..des femmes préférant les femmes..des hétéros aussi (cela a été annoncé au micro) et puis moi au milieu de tout ce monde..
J'ai donc observé toutes sortes de lesbiennes..je n'en ai pas trop vu du style féminine par contre une quantité de nanas à l'allure disons..mec..certaines de par leurs manières..leurs attitudes..leurs dégaines me laissaient le doute..fille???garçon??
J'ai apprécié le style de certaines un peu "garçon manqué" mais pas trop..portant pantalon décontracté..débardeur (style petit marcel) sans soutif en dessous..à croire que la plupart n'ont guère de poitrine ou alors c'est moi qui en ai trop..lol
Des nanas très très costaudes tenant la main à leurs nanas très très minces comme quoi le physique n'est pas important..
Justement ,je me suis posé  la question ce jour là, à savoir si chez  les lesbiennes les critères de  beauté ou l'importance du physique étaient les mêmes que chez les hétéros  ou pas..

J'ai pas vu ou très très très peu de couples mixtes me demandant aussi  si le racisme était de mise dans la sphère lesbienne..
Des nanas se tenant par la main..d'autres s'embrassant à pleine bouche..
Je n'ai senti aucune provocation lors de ce défilé..je n'ai pas vu non plus une seule paire de fesses ou de seins nus..
J'ai senti que les personnes étaient joyeuses d'être là..de partager ce moment..
Je ne peux décrire ce que j'ai ressenti moi-même..je dirai pas de la joie mais plutôt de la satisfaction de pouvoir être là..
Et puis et puis j'ai observé pour me rendre compte si des nanas arabes étaient là..j'en ai vu quelques unes mais vraiment quelques unes..

Constatation faite:dans le sud..la majorité des lesbiennes maghrébines sont visiblement inexistantes..
Par contre, j'ai pu entendre une phrase d'une jeune fille  rebeue passant près de moi et disant  à sa copine "si mon père me voit là..il me tue direct"

Deux jeunes garçons rebeus aussi passant par là (hasard ou pas?)..l'un deux a dit, complètement dégouté " Ce sont tous des cheytan ces gens là" il devait faire allusion au côté diable..perversité et malédiction que réprésente l'homosexualité dans son esprit..
Je n'ai pas suivi le défilé jusqu'au bout..j'étais trop fatiguée..
Je me suis mise à penser  en rentrant qu'il aurait été plus chouette de faire sa première gay pride, accompagnée et pas en solo comme je l'étais..mais bon j'avais malgré tout envie d'y être ce jour-là pour me rendre compte..
Une bonne douche et un peu de repos après..J'ai filé au quartier du Panier..assister à une soirée musicale soul.
J'ai passé la soirée avec trois nanas sympas à écouter de la musique tranquille(cela m 'a changé de la techno de tout l'après midi)
Soirée en musique et en plein air..terrasses de café-restaurants emplies de gens venus manger un bout et se détendre..
J'ai aimé l'ambiance toute simple de ce vieux quartier marseillais..
Expériences à renouveller..

Greenie




Par L - Publié dans : Actu diverse - Communauté : Culture Lesbienne
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Jeudi 12 juin 2008

DES FILLES, DES FEMMES, DES FEMINISTES ET DES LESBIENNES,

 

Réunies régulièrement à la Maison des Femmes de Paris,

Appellent toutes celles de la région parisienne et d'ailleurs à :

--------------------------------------------------------

UN RASSEMBLEMENT suivi D'UNE MARCHE DE NUIT NON-MIXTE

 

Le SAMEDI 14 JUIN 2008 à 19H30

 

[Place Armand Carrel (Métro Laumière) Paris 19ème]

--------------------------------------------------------

La peur entretenue de la nuit fait de l'ombre aux violences de la journée.

 

NON, les violences n'ont pas d'heure et elles sont partout : dans les maisons, dans la rue, au travail...

En sortant la nuit, nous sommes considérées comme à disposition des hommes.

L'espace public (métro-bus, parcs, bars, rues) soi-disant neutre, est recouvert d'images de femmes « accessibles », banalisant ainsi une culture du viol.

Reluquées à vélo, sermonnées quand nous circulons avec nos enfants, sifflées sur le trottoir...

 

Nous voulons être libres de circuler de jour comme de nuit.

Liberté et autonomie pour toutes !

 

Nous marcherons contre toutes les violences patriarcales, qui se passent dans l'espace public comme dans l'espace privé de la famille.

Nous marcherons contre la peur et la culpabilité inculquées dans la culture et l'éducation.

Nous marcherons dans la rue pour dénoncer les violences, viols et meurtres.

 

Les agressions masculines sont cause de mort, d’invalidité permanente, de handicaps pour les femmes du monde entier.

La violence des hommes contre les filles, les femmes et les lesbiennes ne connaît ni classe, ni ethnie, ni culture, ni religion, ni appartenance politique, en France comme ailleurs.

 

Nous refusons la récupération de ces violences par les pouvoirs publics et politiques à des fins racistes et de contrôle social, au nom de la sécurité des villes (vidéosurveillance, contrôles au faciès, rafles, loi sur le racolage passif, rétention de sûreté...).

Nous dénonçons la répression policière et les lois d'exclusion qui rendent encore plus vulnérable aux violences masculines les femmes précarisées.

 

Nous reprendrons l'espace public par une pratique collective et autodéterminée sans drapeaux, ni partis !

 

Nous marcherons contre l'économie capitaliste qui écrase d'abord les femmes. Bas salaires, CDD, temps partiels imposés, harcèlement, violences et chantage : les patrons et les hommes rendent les femmes dépendantes de leur argent. 98 % des propriétaires des moyens de production dans le monde sont des hommes, alors que 70% de la production est assurée par des femmes.

Nous voulons être libres de partir et de dire NON : où on veut, à qui on veut !

Autonomie et résistance !

 

Nous dénonçons les violences spécifiques faites aux lesbiennes parce qu'elles s'aiment, affirment leur existence, se réapproprient les espaces, échappent au contrôle des hommes.

 

 

Nous sommes fortes et fières,

Nous sommes solidaires et en colère !

Nous prenons la rue et la parole pour affirmer :

En tant que filles, femmes, lesbiennes et féministes,

La liberté de décider de nos vies partout et toujours !

Marchons la nuit, pour ne plus nous faire marcher dessus le jour !

 

 

---------------------------marchedenuit2008@gmail.com--------------------------------------------

Par L - Publié dans : Actu diverse - Communauté : Culture Lesbienne
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Samedi 17 mai 2008

17 mai: journée internationale contre l'homophobie

... je m'y prends tard ... je suis sans excuse ... mais si vous passez par ici parce que vous êtes de fidèles lectrices (et lecteurs), vous êtes récompenséEs !
D'humeur festive, je vous propose un tour de France et d'autres pays des activités en direction des tribus L, G, B, T ("tribus", oui, allez on se détend):

Quelques exemples (bien choisis):

FRANCE

- A Lille: 17h-19h30, au Cinéma l’Univers, 16 rue Georges Danton, projection du documentaire Out in Iran, la vie des homosexuels en Iran, 2007, de Farid Haerinejad (30 min), puis discussion sur la solidarité internationale avec les personnes LGBT.
21h30-22h30, au Cinéma l’Univers, 16 rue Georges Danton, 21h30-22h30, projection du documentaire « Réflexions », de Eléonore Gachet et Lise Leboeuf, présentant le témoignage de plusieurs femmes homosexuelles au Costa Rica, à Hawaï, en Nouvelle Zélande et à Hong Kong. Débat en présence des réalisatrices.

- A Flers:  21h15, au cinéma Le Flers, Projection du film « Les Filles du Botaniste », suivie d’un débat organisé par les associations Orne en Ciel et SOS Homophobie.


- A Grenoble: De 10h à 19h, Rue Félix Poulat, Forum de sensibilisation et de visibilité. Pour être visible, pour aller à la rencontre des passants, pour engager la discussion, pour témoigner, pour interpeller ... sur le ressenti des personnes qui ont à faire face à la norme hétérosexuelle et la dépréciation de tout autre orientation sexuelle et identité de genre. Venez en apprendre un peu, beaucoup sur ce que c’est que d’être LGBT, et d’avoir à s’assumer, venez vous mettre, le temps d’une journée, dans la peau d’un jeune homo, ou venez demander avec nous le changement du regard que la société porte sur les LGBT. Stands inter-associatifs Exposition de témoignages, de peintures et de supports de sensibilisation Diffusion de clips vidéo Concerts, etc.

- A Lyon: 16h : « Queers et Transgenres : héritiers du FHAR ? », débat avec Wendy Delorme, doctorante et enseignante en Sciences humaines et sociales à Paris IV-Sorbonne, performeuse queer, auteure du roman Quatrième génération (Grasset, 2007), et avec Les Panthères Roses.

- A Marseille:  14h45 : Etat des lieux dans les pays du pourtour méditerranéen* (30′) Stéphane Garneri, chercheur-doctorant à la faculté d’Aix-Marseille, présente l’état des lieux dans les pays du pourtour méditerranéen ((homophobie d’Etat, asile, immigration, partenariat de même sexe, adoption, lutte contre la haine et la violence…).
[*Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Territoire de Gaza sous autorité palestinienne, Israël, Liban, Syrie, Turquie, Chypre, Grèce, Malte, Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Croatie, Slovénie, Italie, Espagne]

- A Nouméa: Café-philo, vers 19 sur « Saphisme et féminisme », au bar restaurant « Le Bout du monde », 4 rue de la Frégate Nivôse, organisé par Homosphère.

- A Paris: De 10h à 21h, accueil au local du MAG, 106 rue de Montreuil, M°Avron ou Nation ; un mur sera destiné à recevoir tous les messages ou témoignages sur la lesbophobie.
14h, débat organisé à la mairie du 3e arrondissement, « Homos et lycéens en banlieue, quel quotidien pour quels interlocuteurs ? » Lancement d’un questionnaire à destination des jeunes entre 14 et 21 ans. Questionnaire disponible à l’adresse suivante : www.begay.fr/questionnaire.php.
[Je ne sais pas ce qu'ils mettent derrière les mots "homos et lycées", je suppose que cela inclut évidemment les filles ... enfin ils ont intérêt, si vous avez des retombées, écrivez-nous! Franchement, rien d'époustouflant à Paris, et pourtant le maire est gay ! En plus, c'est la nuit des musées ... si vous notez des évènements hauts en couleurSS, laissez-nous un mot.]

- A Reims: 20h, soirée festive au bar Le Vergeur, organisée par « Les Désobéissant-e-s, groupe féministe, mixte et laïque, anti-sexiste, anti-raciste, favorable aux droits des gays et des lesbiennes.

- A Rennes: lancement de la campagne de prévention santé pour les femmes lesbiennes, en partenariat avec les sœurs de la Perpétuelle Indulgence. Des brochures du CRIPS seront diffusées dans les associations et bars LGBT du grand ouest : Bretagne (Ille-et-Vilaine, Morbihan, Finistère, Côtes d’Armor) et Pays de la Loire (Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Sarthe, Mayenne, Vendée), campagne également destinée à lutter contre la lesbophobie. Accueil à l’espace « café-discussions » Distribution du quizz : quel homophobe êtes vous ? Table d’information des différentes associations Parcours de l’homosexualité : Les droits des homos dans le monde : Sexisme et homophobie : Homophobie au travail Espace lecture, vidéo avec : Un court métrage sur différentes discriminations à l’embauche Une bande dessinée sur le même thème.

- A Tours: De 14h à 18h00, place Jean Jaurès, forum associatif sur le thème « Lesbophobie, sexisme : même combat ! », en présence de la LGP Région Centre, Amnesty International, MFPF 37 et d’autres, parcours de vie, pour se confronter aux réalités vécues quotidiennement par les personnes LGBT.

POUR DE PLUS AMPLES INFORMATIONS, cliquez ici ! [l y a d'autres villes et d'autres jours]

C'est simple, aucun pays arabe (si l'on excepte le Liban) ne propose de manifestation ... y a encore du chemin ... dire que certains se contentent de "pantoufler" tranquillement !

Des droits, ça se partage aussi avec les voisins, vous ne croyez pas ?


Par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres - Publié dans : Lesbianismes - Communauté : Culture Lesbienne
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Vendredi 9 mai 2008
Depuis 2006, le 10 mai est la journée officielle de commémoration nationale des «Mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions».

2008 célèbre également le 160e anniversaire de l’abolition de l’esclavage.
C’est dans ce cadre que le musée Dapper organise, pour la troisième année consécutive, Mémoire partagée, un événement qui favorise les regards croisés, les rencontres et les dialogues autour d’une histoire commune. Cette manifestation répond aussi à la volonté de s’appuyer sur des réflexions pluridisciplinaires portant sur l’esclavage, avec un accent plus particulier sur l’histoire, la sociologie et les pratiques artistiques.

Mémoire partagée accueille le festival «Regards sur l’esclavage : Mémoire vive» (2-10 mai) organisé par Radio France Internationale. Cette année, le festival a choisi de mettre en lumière les héros et les résistances à l’esclavage, à travers la projection de films, documentaires et fictions produits aux Antilles, en France, à Cuba, aux États-Unis.

Pour de plus amples informations, cliquez là.



La programmation pour ce week-end:

Samedi 10 mai – Voyage au coeur de l'héritage musical (avec Générations)
15 h

Marrons : la piste créole en Amérique, d'André Gladu
Québec – 2005 – Documentaire – 90 min

Marrons : la piste créole en Amérique est un hommage à la culture créole de Louisiane et particulièrement aux apports des Nègres Marrons qui ont laissé en héritage leur esprit de résistance, leur goût de la liberté et la musique. Un voyage au coeur des immenses territoires investis à l'époque par les bandes de Marrons et d'où partirent les premières révoltes contre l'esclavage en Amérique.

17 h
Soca fever, de Claude Santiago
Débat en présence de Claude Santiago
France – 2008 – Documentaire – 60 min

Soca Fever nous entraîne à la découverte de la musique trinidadienne en plein carnaval, moment privilégié de communion musicale où s'expriment toutes les tendances et toute la mémoire de la période de l'esclavage.


18 h
From Mabo to Hip-hop, de Henri Chaslant

20 h

Retour à Gorée, de Pierre-Yves Borgeaud

 

Suisse / Sénégal – 2007 – Documentaire – 90 min


Retour à Gorée raconte le périple du chanteur africain Youssou N'Dour, guidé dans sa quête par le pianiste Moncef Genoud, sur les traces des esclaves noirs et de la musique qu'ils ont inventée : le jazz. Son défi : rapporter en Afrique un répertoire de jazz et le chanter à Gorée, l'île symbole de la traite négrière, en hommage aux victimes de l'esclavage.

Par AZRIYAS, lesbiennes et femmes libres - Publié dans : Actu diverse
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